Le sermon du dimanche (sur l’auto-édition) !

En me renseignant sur les groupes consacrés à l’auto-édition, j’ai lu des centaines de messages.

D’auteurs qui se battent chaque jour pour se faire connaître.

Pour vendre leurs livres.

Et c’est dur, il ne faut pas se le cacher.

La plupart des auteurs vendent une dizaine d’exemplaires par titre, parfois moins.

Les mieux organisés, une centaine.

Et les plus chanceux, un millier.

C’est peu, et c’est beaucoup.

C’est énorme.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité (je sais, c’est un peu ronflant !), un auteur peut directement toucher des milliers de lecteurs potentiels, gratuitement, dans le monde entier.

C’est de la science-fiction !

C’est un miracle !

Alors, à chaque fois que tu sentiras une baisse de moral, que tu auras envie de râler, de te plaindre, de devenir agressif, pense à cela !

Sois reconnaissant de vivre dans ce monde, à cette époque.

Parce que tu as cette chance, que les autres générations n’ont pas eue.

Autrefois, il fallait investir, imprimer des centaines d’exemplaires qui souvent ne se vendaient pas, qui prenaient la poussière dans des garages de pavillons de banlieue, avant de finir un jour à la poubelle.

Toi, tu peux écrire autant que tu veux. Et publier, sans te soucier de ce que cela va te coûter.

Alors je ne dis pas que c’est facile, que tout est rose, mais quand même…

Quand Frank Zappa, ce compositeur génial, annonça au début des années quatre-vingt-dix que bientôt on vendrait la musique en ligne, à un public ciblé, sans avoir besoin des maisons de disques, les gens rigolaient, ou le prenait pour un fou.

Regarde où en est la musique aujourd’hui.

Avec les livres, avec tes livres, c’est pareil.

Nous vivons dans un rêve, à portée de main, sans personne pour venir nous casser les pieds avec ce qu’il aime, ou ce qu’il n’aime pas.

Alors, tout cela à un nom…

Et ce nom…

C’est… la liberté !