L’alcoolo qui vendait un max

On a tous des auteurs favoris, des écrivains qui nous font vibrer.

Qui nous touchent.

Et dont on peut apprendre pas mal de choses.

Dont la voix semble étonnamment proche de la nôtre…

Un de ces types qui me remue le plus, c’est Bukowski. Charles Bukowski.

Pourtant, il payait pas de mine, le bougre.

Un bide énorme, un pif sculpté par la bibine, un besoin de provoquer permanent, et puis une sensibilité monstrueuse, indécente, handicapante.

Bukowski vivait à une époque où Internet n’existait pas.

Son rêve, jeune adulte, était de devenir écrivain. Et d’en vivre.

Il avait un vague diplôme universitaire de journalisme, mais ça ne lui servait pas à grand-chose.

Il décida de pondre des poèmes, et des articles un peu délirants.

Il les publiait dans des canards confidentiels, des feuilles de chou à trois francs six sous, dans le maelström de la presse underground californienne des années soixante.

Il beuglait aussi ses textes dans des soirées de poésie, tout en éclusant des godets et en matant le cul des filles.

À force, un petit éditeur s’intéressa à lui.

Commença à publier des recueils de ses poèmes. Puis de ses nouvelles, qui touchaient un public plus large.

Et puis cet éditeur donna à Bukowski le meilleur conseil de sa vie.

« Écris des romans, c’est ce qui se vend le mieux »

« Mais je suis pas romancier ! »

« On s’en fout. Rassemble tes nouvelles autour d’un thème, trouve un titre qui déchire, et on en vendra des wagons ! »

Ce fut les contes de la folie ordinaire. Carton mondial. Adaptation à Hollywood, un classique des années quatre-vingt. Un chef-d’œuvre de la littérature déjantée.

Morale de l’histoire, pour toi mon lecteur/ma lectrice ?

Accroche-toi.

Pars de ce que tu sais faire.

Écris des trucs qui te touchent, que tu aurais envie de lire toi-même. 

Oublie les machins à la mode, les quelques romanciers dont on parle encore dans les gazettes, entre deux articles sur la fin du monde ou la liposuccion.

Et publie. Publie. Même si tu trouves que c’est perfectible, lance-toi, ne laisse pas passer le temps.

Bouge-toi la fionette !

Tu te rends compte que tu n’as même plus à passer par un éditeur pour rencontrer ton public, et tu fais la fine bouche tout en tirant au flanc ?

Allez camarade, au boulot !

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À plus !