Gene Simmons publie un livre

Quand Gene Simmons publie un livre…

Rock’n’roll all nite… and party every day !

Quand j’étais gamin, j’étais un grand fan de Kiss, le groupe aux visages maquillés. Et encore de nos jours, je réécoute régulièrement leurs vieux disques.

Parmi les quatre musiciens, il y a Gene Simmons.

Le bassiste.

Le démon, dans la mythologie Kiss.

Gene Simmons
Gene Simmons…

Et Gene Simmons eut un jour une idée.

Publier un gros livre sur la carrière de Kiss, bourré de photos, d’affiches, d’interviews, destiné au fan de base.

L’inconditionnel, celui qui est prêt à ouvrir son portefeuille sans poser de question. Et à mettre 100 $ dans un livre !

Le plan semblait facile : réunir toute la vieille doc, faire une belle mise en page, trouver un éditeur, et hop, dans la poche.

Naïvement, Gene Simmons pensait que ça se ferait tout seul. Et il tomba de haut.

Il avait beau être le leader du groupe de rock américain qui avait le plus vendu de disques pendant les seventies, tout le monde le snobait, le prenait de haut.

Les maisons d’édition lui proposaient des contrats ridicules, avec des pourcentages dérisoires…

Son sang ne fit qu’un tour !

On allait voir ce qu’on allait voir !

Il embaucha à plein temps le guitariste d’un groupe qui ne parvenait pas à percer et tous les deux, dans le salon de Gene, apprirent les règles de la mise en page et de l’imprimerie.

C’était une époque (les années quatre-vingt-dix) où Amazon n’existait pas, où l’impression à la demande n’existait pas, où les ordinateurs ne pouvaient gérer les milliers d’images à scanner en haute résolution…

Cela leur a pris des mois, où même les autres membres du groupe se demandaient si Gene n’était pas devenu fou…

Mais Gene avait son arme secrète : né en Israël d’une mère célibataire rescapée des camps de la mort, immigré aux USA à l’âge de quatre ans, il possédait une foi inébranlable en lui-même, et une volonté de réaliser ses rêves, quoiqu’il en coûte…

Résultat des courses : en vendant uniquement à leurs fans par courrier et à la sortie des concerts, ils générèrent plus d’un million de dollars, et ce bouquin est devenu un des plus vendus dans ce format dans l’histoire de l’édition américaine !

Sans rien reverser aux éditeurs, qui s’en mordent les doigts…

Morale de l’histoire : s’accrocher à son rêve, ne rien lâcher, affronter l’adversité sabre au clair et tête droite, croire en soi et en son propre destin, ça marche aussi !

Et toi, es-tu prêt à monter au front et à défendre ton livre, malgré l’adversité ?
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