Découvre une super-technique pour vendre un livre… le tien par exemple !

Il y a quelques années, je bossais déjà comme conseiller littéraire.

Et pour cette raison, j’étais parfois démarché par de grosses boîtes, qui cherchaient des moyens de toucher le public des nouveaux auteurs.

J’avais ainsi été contacté par Lulu.com, puis par TheBookEdition. J’avais écrit un certain nombre d’articles pour leurs blogs à l’époque, et j’avais commencé à échanger avec certains de leurs clients.

Plutôt cool.

Et j’étais tombé sur une auteure qui avait créé une série humoristique. Elle avait publié elle-même les premiers tomes en autoédition, jusqu’au jour ou un petit éditeur lui avait proposé de ressortir tout cela sur son catalogue.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Je trouvais le processus plutôt sympa.

Je suis donc allé sur le site de l’éditeur, et j’ai vu qu’il publiait aussi des livres techniques, et notamment des dictionnaires !

J’adore l’approche du dictionnaire. J’en avais déjà écrit un en 2007, qui se vend encore aujourd’hui, et je sentais l’envie d’en faire un second monter en moi.

Seulement, je ne voulais pas écrire pour rien, sans certitude d’être publié : comment faire ?

J’ai mis alors au point une stratégie, toute simplette, très facile à mettre en œuvre, et que tu peux appliquer si tu écris autre chose que des romans (mais tu peux essayer aussi avec un roman, si tu as un sujet vraiment original).

1/j’ai contacté l’éditeur avec un simple mail, en lui soumettant l’idée de mon dictionnaire. J’avais joint un lien vers un article du journal Le Monde, qui donnait des chiffres hallucinants sur le public potentiel.

2/Suite à sa réponse positive, je lui ai envoyé un synopsis, et une bio, comprenant les livres et articles que j’avais déjà publiés, plus un lien vers mon blog de l’époque, afin d’apparaître comme un expert, et non pas comme un internaute lambda.

3/Puis, à sa demande, j’ai rédigé les 30 premières pages (sur les 200 que je visais).

4/il a été emballé, et il m’a envoyé un contrat normal d’édition, avec 10 % de droits d’auteur.

5/J’ai signé le contrat, et, moment extrêmement agréable, j’ai reçu un chèque d’à-valoir de… 1000 € !!! 1000 € dans ma poche, après avoir simplement rédigé un synopsis et trente pages. Et je pouvais garder cet argent, que le livre se vende ou pas ! C’est pas beau ça ?

6/Je me suis mis au boulot, en deux-trois mois le bouquin était fini, corrigé, mise en vente dans plusieurs centaines de librairies grâce à un diffuseur. J’ai même été interviewé sur RFI pour en parler !

Voilà, tu as compris le processus. Les auteurs très connus fonctionnent tous ainsi : ils vendent l’idée avant de se mettre au boulot, histoire de ne pas bosser pour rien.

Je pensais que c’était réservé aux stars, mais en fait non, c’est aussi à ta portée, mais à deux conditions :

–) très bien cibler l’éditeur, correspondre vraiment à sa ligne éditoriale, avec de vrais arguments en termes de public potentiel ;

–) se présenter comme un expert dans ton domaine, et traiter l’éditeur comme un partenaire, et non pas comme un dieu qui va te permettre d’exister en tant qu’écrivain.

Personne n’aime les mendiants, c’est triste mais c’est comme ça : si tu fais pitié, aucun éditeur ne lèvera le petit doigt pour toi.

Allez au boulot, demande-toi comment tu peux adapter cette stratégie pour toi-même !